The Beautiful Disorder

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La logique de l'erreur

Le gros con du jour, et bien c'est moi et ça m'énerve particulièrement.

Résumé de l'histoire : je rentre du boulot à l'instant, et assez tôt par rapport à d'habitude, car je vais à un mariage demain, au fin fond de la bretagne, ce qui va me valoir six bonnes heures de voiture. De fait, je décide de partir en avance afin de préparer mes affaires dès ce soir.La route est tranquille même si à quatre heure et demi il y a déjà pas mal de monde. De toute façon, rien ne pouvait gâcher ce merveilleux petit [i]scavenger of human sorrow[/i] que crache l'autoradio et qui innonde avec plaisir mes oreilles. Rien ? Si.

Une BMW (Bei Mercedes Weggeschmiessen comme on dit en allemand) luxueuse arrêtée sur le bas côté, warning allumés, avec une plaque étrangère style pays du moyen orient, et un homme plutôt petit en costard chic, grosse chaîne en or, chevalière à presque tous les doigts, m'arrêtent. Il ne parle presque pas un mot de français, mais parvient à m'expliquer qu'il a perdu son amex (pauvre châton), qu'il est sur la reserve depuis trente minutes et qu'il n'arrivera jamais au consulat. Il me propose une grosse bagouse en or en gage contre de l'argent pour acheter un le peu d'essence qui le sortirrait de l'embarra. Je lui réponds que je n'ai pas de liquide (ce qui est vrai - j'avais dix euros qui devait me servir à acheter moi même de l'essence pour faire la première partie de mon trajet, jusqu'à chez ma mère, à partir d'où nous aurions pris sa voiture). Il me demande gentiment d'aller jusqu'à la station service, de lui offrir de l'essence, de prendre sa femme comme passagère en guise de bonne foi. Veut me laisser bagues, collier et autres bijoux en gage, l'adresse de sa boîte pour que je puisse récupérer dommages.
Je refuse, poliment, mais fermement : pas que ça à foutre - et lui indique d'aller au resto au bout de la route, où peut-être trouvera-t-il quelqu'un de plus enclin à l'aider.
Au moment où je démarre, il m'invective "j'ai du arrêter 200 voitures. Vous êtes tous les mêmes en France, à dire, va voir ailleurs, y aura quelqu'un pour t'aider".

Mon sang n'a fait qu'un tour. Me dire ça à moi. Que je ne vaux pas mieux que cette bande de veaux abrutis de Français. Que je ne vaux pas mieux que la tribu de trous du cul qui sont soit passer sans s'arrêter, soit sont repartis en lui faisant un doigt. J'ai beau ne pas être croyant, je pense avoir juré.

Cette route est un bretelle menant sur un voie rapide, pas grave, je prends la sortie suivant, tape un record de vitesse sur les bords de Seine qui permettent de faire le tour sous la voie expresse et remonter dessus dans l'autre sens. Resors par là où j'étais entré afin d'arriver à sa hauteur.
Je lui jette mes dix euros à la figure, moi qui en gagne très exactement 1352,94 par mois (ce qui est déjà une belle somme pour une bonne partie de la population), et lui indique la station service la plus proche. Il me remerçie, me tend une bague que je dégage d'un revers la main, me souhaite d'être heureux et d'avoir pleins d'enfants. Je lui crache que j'aime pas les gosses et lui souhaite bonne chance, puis démarre en trombe. J'ai du battre mon record personnel de vitesse sur ce chemin, tellement cela m'a énervé. Je crois que si des policiers m'avaient jumellé, je les aurait transformés en corned beef.

J'ai horreur de faire quelque chose de stupide et imbécile, même quand il y va de mon amour propre. Je ne veux même pas savoir la vérité sur cette histoire, ça ne m'intéresse pas, je suis persuadé être dans le faux, tout en sachant que je ne pouvais pas de manière cohérente agir autrement. La logique me poussant à l'erreur, horripilant.

Il m'arrive très rarement d'avoir tort ou bien de faire une action idiote, alors les deux en même temps, c'était impensable jusqu'à il y a peu. Profitez-en, ça n'arrivera pas tous les jours.

Et j'ai horreur de savoir quand je suis un gros con.

Petite réflexion sur le sujet. Ce qui m'énerve, ce n'est pas de m'être fait arnaqué d'une somme non négligeable à mon échelle (j'en ai la conviction la plus totale : c'est une arnaque). Ce qui m'insupporte, c'est d'avoir pris le seul choix satisfaisant.
Ça peut paraître bizarre, mais si vous avez lu les quelques posts de ce blog, vous en conviendrez avec moi.
De part ma façon de penser et les éléments que j'avais à disposition, il n'y avait qu'un seul choix qui satisfaisait le tout de manière cohérente. J'étais dans l'impossibilité de savoir si c'était une arnaque (même si j'en étais persuadé), donc il me fallait aider au risque de contredire mes idées altruistes et mon égo sur-dimensionné me mettant au dessus de tous les abrutis consanguins qui ne l'avaientt pas fait.

Voilà l'horrible : un seul et unique choix. Un cul de sac. Et un mauvais en plus. Oh, bien sûr qu'il y a des milliers de choix qui s'offraient à moi, mais celui-là seul ne risquait pas de détruire mon équilibre reflexif.
Voilà qui me met hors de moi. Moi qui me targue de pouvoir choisir librement à chaque instant, voilà que je me force tout seul à n'avoir qu'une seule issue.
Énervant, car pour garder la cohérence j'ai du me faire mentir.

De l'Infini des Possibles

Peut-être l'avait-je déjà dit, mais je n'ai pas peur de me répéter. Notre plus grande qualité, et par là même la seule qu'il nous faille nommer ainsi, c'est notre falcuté à nous soustraire de l'arbitraire. Nous sommes comme des trajectoires dans un monde immense, mais non pas des trajectoires régies par quelque loi gravée à jamais dans la pierre. Non, nous sommes les trajectoires de notre propre volonté.

Qu'importe l'évènement qui survient, nous avons alors mille possibilités pour réagir, pour rebondir, et continuer notre route. Ce choix est immense, peut-être même infini. À chaque instant, la somme des mouvements que je puis faire est considérable, à chaque dialogue, la somme des idées que je puis formuler est gigantesque. L'espace dans lequel nous, trajectoires, nous mouvons est vaste.

Comment croire un seul instant au destin, à la fatalité, à l'arbitraire quand on a un jour goûté à cette immensité ? Comment peut-on se laisser enfermer, voire endoctriner, dans des histoires abracadabrantesques réduisant l'infini des possibles à une ligne qu'il faudrait nécéssairement suivre ? S'il n'y avait qu'un seul chemin qui soit le bon, alors l'espace aurait tôt fait de s'effondrer pour que n'y reste qu'une seule possibilité.

Si ces chemins existent, c'est que nous pouvons les prendre, mieux, que nous devons les prendre ; en tout cas, celui que nous avons décidé avec notre libre-arbitre. Toute lutte contre l'arbitraire est, dès lors qu'elle est possible, nécéssaire.

Faut-il écouter la musique pour en être juge ?

Ce matin, en prennant ma voiture, je suis tombé complètement par hasard sur une radio que je n'écoute jamais (sans doute un coup malheureux sur l'autoradio), mais puisque l'animateur avait une voix sympathique, je me suis résigné à en écouter quelques minutes.
Le sujet était la nouvelle émission de TF1, une sorte de loft story 2, qui va bientôt sortir sur vos écrans (les votres, moi je n'en ai pas et je ne suis pas prêt d'en avoir à nouveau). En particulier, les animateurs dissertait sur le générique de cette future émission ; générique produit par un artiste made in TF1. C'est de la musique de club, très mainstream, somme toute pas très différent de ce qui passe en boîte en ce moment.

Voilà mes animateurs qui ne peuvent s'empêcher de cracher dessus à grand renfort de "c'est de la merde" ou de "TF1 devrait arrêter de produire de la musique", le tout en surimpression de la diffusion. Impossible de distinguer pleinement la musique puisqu'il y a d'une part un bruit de bavardage par dessus, et d'autre part parce que d'un point de vue psychologique, je suis persuadé que lorsque l'on répète que c'est de la merde en surimpression de l'extrait, le cerveau ne peut s'empêcher de se dire que c'est effectivement de la merde.

Le plus drôle dans l'histoire, c'est quand l'animateur annonce qu'on va se rincer les oreilles avec un truc un peu mieux et passe ensuite un titre duquel je suis incapable de faire la distinction avec le précédent !
Le style est identique, la prod aussi bonne, franchement, on m'aurait dit que les deux étaient du même artiste sur le même album, j'aurais tout gobé.

C'est à se demander si l'animateur écoute vraiment la musqiue qu'il dit apprécier, ou bien s'il ne s'agit que d'un bruit d'ambiance, pour à ce point émettre des avis complètement divergeant sur des choses aussi proche. J'ai l'impression qu'il faut absolument taper sur TF1, parce que c'est mainstream, c'est la masse, ce n'est pas glorifiant pour l'individualité qui est l'égérie de notre société (ok, ça m'ira très bien), mais d'un autre côté, il faut s'en tenir aux paroles.
La forme a définitivement remplacé le fond. Un individualisme d'apparence, pour une banalité affligeante à l'intérieur, le voilà l'homme nouveau.

Quand on parle de musique, on parle de mélodies, d'harmonies, de rythmes, de couleurs, d'expressivité, quelle importance a donc le producteur ? Une bonne mélodie est une bonne mélodie peu importe qui la produit, et qui distribue le CD.

C'est quand même d'un manque de lucidité conséquent de juger la qualité du contenu sur la séqquence de lettre qui se trouve à côté du copyright. D'ailleurs, s'il n'y avait plus de copyrights, peut-être que l'on serait obligé de s'intéresser au contenu, l'emballage n'existant plus...

Nouvelle clé AACS : 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2

Puisqu'il y a des choses qui ne changent pas et en particulier la bêtise humaine, l'industrie du cinema vient de changer la clé de déchiffrement des video haute définition (la protection AACS). Je perla de bêtise humaine, parce qu'à partir du moment où il a été montré avec exemple réel à l'appui qu'une protection n'est pas fiable, il est stupide de vouloir continuer à l'utiliser juste en changeant le "mot de passe"...

Maintenant, c'est fait... Et c'est cassé, en moins de 24h chrono. La nouvelle clé est donc 45 5F E1 04 22 CA 29 C4 93 3F 95 05 2B 79 2A B2. Je la mets ici à des fins d'interopérabilité, car cela pourra toujours servir à quelqu'un.
La petite histoire à propos de cette nouvelle clé est amusante, on peut la lire ici.

Ce qui est moins drôle, c'est de m'être fait censuré sur le forum du SNEP (faceface.fr) pour avoir osé écrire un nombre. C'est incroyable, non ? Tous les messages contenant ce nombre (sauf un, il faut croire que le modérateur ne sait pas lire le décimal) ont été purement et simplement soit supprimés, soit édité.

Si on commence à censurer des nombres (une bête nombre, comme 42 ou 1789), c'est à ce demander dans quel pays de décérébrés nous vivons... Et surtout dans quelle direction nous allons. Sûrement dans le mur, comme l'aurait dit Lady Di...
(désolé, je n'ai pas pu m'empêcher...)

Déni de démocratie...

un article du Monde indique que la majorité des communes utilisant des machines de vote ont continué à les utiliser, alors que le conseil constitutionnel recommandait le rejet provisoire à cause des dysfonctionnements engendrés.

Quand on voit qu'à Reims (où j'ai eu l'occasion de vivre pendant deux ans), la municipalité à renouvelé l'utilisation des machines de vote au second tour malgré un écart de 281 voix entre le nombre de personnes ayant émargé et le nombre de bulletins, on se dit qu'on est vraiment en train de finir dans une république bananière.

Par pitié, allez dans votre mairie et dites que vous ne voulez pas de machines de vote, ce n'est pas de la démocratie, c'est de la truanderie malsaine.
Oui au progrès, non à la dictature !

WEB 2.0 et censure...

voici un lien vers un billet de Tristan Nitot que j'aimerais garder dans un coin, à propos de la censure sur le Web 2.0, comme on l'appelle, sur fond de DMCA et propriété intellectuelle...

http://standblog.org/blog/post/2007/05/02/09-F9-11-02-9D-74-E3-5B-D8-41-56-C5-63-56-88-C0


Histoire d'aller dans ce sens, j'ajoute ici la fameuse clé permettant le déchiffrement des video HD : 09 F9 11 02 9D 74 E3 5B D8 41 56 C5 63 56 88 C0. Et tant pis si cela me conduit en prison, dangereux pirate que je suis (et qui ne télécharge rien d'illégal pour autant)...

Voulons-nous décider de notre avenir ?


Je viens d'être choqué par un commentaire sur un article d'agoravox analysant le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou. Je vous le cite ici :

"Quelle Naïveté ! Que nous faut-il donc comme Président ? Un Président "naïv...e", qui réfléchit en temps réel par rapport aux inputs des débats participatifs ? Qui prône un évangélisme Politique ? Mais réveillez-vous, nous avons besoin d’un Président fort qui propose un projet et qui bâtisse des réseaux sur ses convictions ... car le Monde et la Mondialisation auront tôt vite fait de "bouffer" la France ...ses Entreprises, et de nous laisser notre dette, notre chômage et nos acquis sociaux ...Alors votons plutôt sur des engagements de résultat que des engagement de méthode. La Méthode, on s’en fout ! Seuls les résultats comptent ...Il y a les idéaux vers lesquels ont doit tendre et les réalité ..."

Je crois que la question est très mal posée quand on parle de "Que nous faut-il donc comme Président ?". Je me dois de la corriger en "Que nous faut-il donc comme dictateur ?", car s'il s'agit de choisir quelqu'un de "fort [...] qui bâtisse des réseaux sur ses convictions", pourquoi choisir ?
Le propre d'un régime, c'est de prendre des décisions qui vont avoir des effets sur le peuple. Le peuple est par conséquent en sortie du système. Mais le propre d'un régime démocratique, c'est aussi d'avoir le peuple comme entrée du système. Or, ce n'est pas ce qui se cache derrière cette proposition de président fort.

Je conçois parfaitement qu'on puisse ne pas être passionné par la vie politique (désolé Aristote, finalement il semble apparaître que tout homme n'est pas naturellement un animal politique). Je peux concevoir que cela mène à une impression de perte de temps, voire un dégoût des débats longs et qui souvent ne s'éloigne pas trop du point de départ. Bien sûr qu'on a le droit de trouver la méthode lente. Mais quoi ? Sous prétexte que certains n'ont pas la maturité nécéssaire à la patience de l'exercice de la politique, on voudrait nous imposer un dictateur ? Allons, allons, ce comportement ne tient pas une distance supérieure à trois connexions synaptiques.

Si on s'intéresse à avoir un certain contrôle sur le régime, il est évident que l'on ne peut se décider à donner beaucoup de pouvoir à une seul personne. Le modèle du "président fort" si proche du dictateur ne prend pas assez en compte les entrées du système démocratique, et par là s'éloigne de cet objectif visé, en plus d'être dangereux.
Si par contre, on ne s'intéresse pas à avoir un certain contrôle sur le régime, c'est-à-dire que n'importe qui pourrait exercer le pouvoir sans que cela soit d'un intérêt notable, alors le choix de qui exerce le pouvoir est indécidable. Président, dictateur, monarque, theocrate, parlement ? Tous sont de ce point de vue égaux, c'est-à-dire sans intérêt.
Dans ce cas, il convient laisser faire ce qui s'y intéressent, et il se trouve que ceux qui s'intéressent sont ceux qui veullent être pris en entrée du système.

Cela ne donne évidemment aucune indication sur la nature du régime, par exemple, un clergé peut être l'entrée d'un système theocratique et un membre du clergé peut parfaitement militer pour un tel système. Par contre, ceci nous indique que l'on ne peut pas militer pour un système quand on n'est pas intéressé à en entrée une des entrées. En particulier, si on n'est pas intéressé à être une des entrées du système, on ne peut pas se décider plus pour un "président fort" que pour un régime démocratique.

Dans notre régime pour l'instant démocratique, les gens ne s'intéressant pas à faire partie des entrées du système doivent donc s'abstenir, car il ne sont pas à même de savoir si un dictateur ou un démocrate sera le plus pertinent.

de la Liberté de Savoir

Bonjour à tous.

Avec le grand buzz dans lequel nous sommes plongés en cette période électorale, j'avais envie de mettre quelques mots sur certains des points qui me semble primordiaux.
Le premier de ces points est bien évidemment la démocratie. Depuis le Contrat Social, il est difficile de défendre un régime où l'on ne ferait pas parti des gens qui décident de notre avenir. Ne serait-ce que pour une question d'intérêts personnels, nous sommes majoritairement d'accord pour mettre en application deux principes : la démocratie (nous attribuer le pouvoir collectivement) et la république (histoire de le garder).

Évidemment, la démocratie, comme toutes les bonnes idées, nécéssite un belle mécanique. Un des points les plus important à mon sens (je reviendrai là-dessus dans un prochain billet) est l'égalité des parties décidantes. En effet, pour prendre une décision collective qui soit juste et représentative de la volonté générale (toujours ce Contrat Social n'est-ce-pas ?), il faut que personne ne soit en mesure de flouer les autres, c'est-à-dire que chacun ait autant de connaissances sur le sujet. Pour imager cela, disons que pour jouer au tarot, il faut que tout le monde ait le même nombre de cartes. Bien évidemment, cela est dans les faits non vérifié (chaque citoyen ne possède pas exactement la même quantité d'information que son prochain), et cependant, il convient dans un soucis d'impartialité de lutter pour que chacun puisse, s'il l'entend, avoir accès à autant d'information que son prochain.
Cela revient à dire que toute information doit-être rendue publique, librement consultable et vérifiable. Toute, non pas exactement, mais plutôt toutes celles touchant de prêt ou de loin à cette fameuse volonté générale.

Deux points importants sans lesquels il n'est pas possible de se décider pour une orientation politique plus qu'une autre : une information publique et vérifiable.

Nous en venont donc à l'explication du titre de ce billet : de la Liberté de Savoir. Cette liberté, nécéssaire au fonctionnement de la démocratie, je la tiens en deux parties qui sont l'Éducation et la Presse. Je vais me consacrer aujourd'hui à cette deuxième, laissant l'étude de la première, beaucoup plus lourde, à un autre jour.

Nous en sommes arrivé à l'un des points d'entrée de la démocratie. Pour qu'il y ait démocratie et décision politique relevant de la volonté générale, il nous faut une presse libre, publique et vérifiable. J'entends par presse libre le fait que n'importe quel citoyen devrait avoir le droit (certain diront jusqu'à l'oportunité - mais cela relève de la mise en oeuvre) de publier de l'information à destination de tous ces autres concitoyens. Si cela paraît tenir du bon sens le plus simple, il n'en est, dans les faits, que peu de cas. Considéront les principaux media français, qui sont la télévision, la presse écrite et la radio. Si chacun est bienévidemment libre d'envoyer un article à l'un de ces media, il est loin d'être évident que ces mots seront publiés (et d'ailleurs s'ils le sont, dans quelle mesure la transcription sera fidèle à l'originale).
On ne peut en rien blamer de ce comportement des media, car de toute évidence, chacun est libre de défendre ce qu'il souhaite être mis en avant en terme d'information (même si mettre en avant une certaine partie de l'information au détriment d'une autre peut nuire à terme à la volonté générale). Tous les media ont une orientation et cela est même normal.
Comment alors, puisque les media sont orientés, revaloriser les informations que la presse nous sert à leur juste valeur ?
Le chemin le plus certain est en toute simplicité de pouvoir connaître l'orientation des différents media.

Par orientation, je n'entends pas parler de gyroscopie latérale, mais plutôt de combinaisons d'intérêts. La question est simple : si mon métier est de plublier du contenu, à qui dois-je faire plaisir en publiant, et que dois-je publier pour faire plaisir ? Il s'agit donc des éternelles mânes financières. L'information primordiale quand il s'agit de réajuster à sa juste valeur un contenu de presse est la même que dans un roman policier : à qui profite le crime.
Ce savoir, il est aujourd'hui indisponible à moins d'une coûteuse recherche personnelle. Afin de garantire sa pérennité, toute démocratie devrait obligé les medias à publier leurs relations financière de manière claires et intelligibles afin d'être comprises par tout citoyen, au même titre que l'État se doit de publier les lois de manière claires et intelligibles afin qu'elles soient comprises par tous les citoyens.
Et c'est là qu'intervient la vérifiabilité, car si ces informations ne sont pas vérifiables (mot qui aurait fait sans doute sourire Karl Popper), elles n'ont aucune valeur. Et s'il s'avère qu'elles sont fausses, il faut une sanction forte. Car on ne ment pas au peuple sur sont avenir.

Et la liberté de presse alors ? Si moi aussi, je veux publier des informations sur mon blog ou sur un webzine ? dois-je aussi publier des informations relatives à mes finances personnelles ? Il est évident que non. Un citoyen a le droit d'avoir des convictions, et de les partager, et dès lors que chacun sait qu'il s'agit d'un citoyen partageant ces convictions, il n'y a pas de risque de mésinformation (savoir que l'auteur n'est qu'un citoyen permet de réajuster l'information à sa juste valeur). Au contraire, le point de vue des citoyens est nécéssaire à la démocratie, et les alternatives de presse faisant la part belle à l'expression de tous (comme agoravox ou bien les blogs) sont à encourager, et l'état (cet à dire les gens qui nous représentent) devrait tout faire pour pour valoriser ce merveilleux medium de démocratie que nous offrent les NTIC.

À l'extrême contraire, il nous faut nous alarmer contre les mesures qui sont en ce moment discutées, à savoir, de restreindre la liberté de presse au seuls professionnels. Si, on interdit aux citoyen de publier de l'information (via des sites comme agoravox ou des blogs que je soutiendrai avec force) sous prétexte qu'ils ne sont pas des professionnels, mais que dans le même temps on n'oblige pas les-dits professionnels à avouer leur sphère d'influences, que reste-t-il comme information à partir desquelles un citoyen, avec l'aide de sa raison, peut construire son opinion et décider de l'orientation que devra prendre l'état ?

Ces décisions sont dangereuses car elles nuisent à la pérennité de la démocratie, et il n'est d'ailleurs pas étonnant qu'elles soient largement sponsorisées par les professionnels par leur manque flagrant de communication à ce sujet (auraient-ils peur de perdre la tranquillité du propagandistes anonyme ?). La voie prise actuellement ressemble bien plus à celle d'une ploutocratie maquillée, ou des groupes de pression financiers décident des cartes qu'auront les électeurs en main, et avec lesquelles ils vont devoir soit-disant décider de leur avenir, par le truchement de media anonymement contrôlés...

On avance

Hello !

Trois mots pour vous dire que la composition du prochain album d'Omaïnen avance à grand pas. On a déjà presque terminé 4 titres, et j'en ai au moins autant dans ma besace.
Que du bonheur.
L'évolution du groupe est on ne peu plus suprennante et pleine de maturité ; voilà de quoi se motiver à fond.

Je ne peux rien vous faire écouter, mais je pense que ça va être une tuerie. ;)

Je suis libre

Bonjour, ça faisait un bail.

J'avais envie de reprendre la parole sur ce blog afin d'une part de partager quelques réflexions qui se précisent dans ma tête et d'autre part afin qu'il me serve de mémoire, la mienne commençant à faire des siennes (si jeune, si ce n'est pas malheureux...).

Je suis libre ! Je le savais déjà depuis longtemps, mais je ne m'en suis vraiment rendu compte que ce matin, et tout ceci à cause d'un enchainement de petites chose qui ensemble font que l'on ouvre un peu plus grand encore les yeux. En l'occurence, un esprit d'analyse et très critique aide grandement à cela.

Il y va de toute chose dans la vie et surtout de celle qui nous tiennent à coeur. Celles-là, nous ne voulons les perdre, et à tel point que l'idée même de nous en séparer nous est exclu. Réfléchisez-y, vous allez voir que c'est vrai pour un bon nombre d'objets qui ont cotoyé votre existence depuis quelques années, non seulement, mais aussi pour un certain nombre de non-objets qui plaisent tant à votre esprit. Pourquoi je vous raconte ceci ? Parce que ce phénomène est extrêmement dangereux, et il faut toujours se remettre en question là-dessus (encore cette histoire d'esprit d'analyse).

Parlons de moi. Ce que je place parmis les choses qui me sont inséparables, il y a la liberté. La liberté de penser ce que je veux, de me comporter comme je l'entends, la liberté d'apprendre, de partager, de faire ce qiu me plaît dans que cela reste dans ma sphère privée. Bien sûr, cette liberté n'est pas absolue, aussi suis-je prêt à conséder une certaine retenue quand cette liberté entrave celle des autres.
Cette liberté m'est indispensable, et je ne pense pas que l'existence (au moins d'un point de vue intellectuel) ait un sens si on me confine à un rôle.
Je me permet d'en parler tant que la censure n'a pas encore sévi ici [1].

Si on conçoit que ma liberté est déjà acquise (faisons cette suposition), quelle est la tache qui devrait me préoccuper le plus ? La conserver, bingo.

Voilà où je voulais en venir avec cette longue introduction. La tache qui devrait nous préoccuper le plus, à chaque instant, et dans chacun de nos actes, c'est cela : la pérénité. Une décision n'est valable, que si elle est permet la conservation de ce qui nous est cher. Ça à l'air trivial comme cela, mais ça ne l'est pas autant que ça, en tout cas dans les faits.

En ce moment où tout le monde ce pose des questions sur l'avenir politique de la France. Pour qui faut-il voter ? la peste, le colera ? Et bien je peux vous assurer une chose certaine après un bonne examen du vide politique des candidats (le top du top revenant quand même à la plante verte et au nain), qu'aucun ne permet la conservation de ce que nous considérons comme des valeurs inaliénables.

Nous sombrons vers un régime fasciste. Notre liberté, notre droit au pouvoir sont mis à la poubelle, au profit (ah ce mot là) de chose somme toute secondaires. Oui, l'économie, l'emploi, ne sont pas les priorité à n'importe quel prix [2], car la priorité absolue, c'est la pérénité de nos droits. Je n'ai que faire d'un travail bien payé et d'une économie forte, si c'est pour être cantoné à la vie d'un poisson dans son bocal.

J'entends partout dire que le programme de untel est dangereux pour l'économie française, et qu'il faut enfin se décider à voter pour une économie forte. Désolé, mais je pense plutôt le contraire. Ce sont les programmes de personnages comme Sarkozy qui sont véritablement dangereux (ou du moins les idées qu'il exprime, car pour le moment son programme ressemble au néant, ce qui est pour le moins inquiétant). En mettant en priorité des soit-disant facilité pour l'économie, il transforme petit à petit notre pays en une dictature des entreprises.

Des exemples déjà acomplis ? Aujourd'hui en France il est interdit de publier et produire ses petites recettes perso pour le jardinnage (engrais, desherbant, etc...) sous risque de finir en prison. Je n'aurais jamais cru que le lobby des groupes industriels du jardinnage ait assez de moyen pour faire voter une loi OBLIGEANT les citoyens à leur acheter leurs produits [3].
Autre exemple qui me tient à coeur et dont j'ai déjà parlé : DADVSI. Aujourd'hui en France, on peut légalement vous OBLIGER à acheter un mp3 venant d'un album dont vous possédez déjà le CD [4].

J'ai bien écrit en gros OBLIGER, parce que cela sort du commerce. Depuis quand, favoriser le commerce, c'est faire des lois qui OBLIGENT les gens à acheter. C'est un comble quand même !

C'est de ce genre de loi que vous voulez pour "préserver l'économie" ? Et bien pas moi ! Ce qui compte avant tout, c'est ma liberté, pas les proftis d'un grand groupe américain. À force d'accumuler de petites lois anodines comme celles-ci, nous fonçons droit dans un régime totalitaire, gouverner par de grand industriels. Et c'est exactement le programme de Sarkozy (et de Royal, et de la grande majorité des candidats).

Et cet ensemble d'influences gouvernementales nous donne déjà l'indice d'une autre valeur perdue : notre droit au pouvoir. Si des entreprises ont pu faire voter des lois servant leurs intérêts au détriment des notres (ce qui peut paraître paradoxal [5]), c'est que déjà, notre droit au poi=uvoir est baffoué.

Je vous le disais au début : l'essentiel, c'est la pérénité. On peut aimer l'argent, le plus vital n'est pas le profit, on peut aimer la musique, la littérature, la science, ce ne sont pas les priorité. La priorité, c'est la pérénité de notre liberté, de notre droit à décider de nos vie.


Pensez y à deux fois, et re-pensez-y encore, parce que vous ne faites pas partie des gens qui sont au-dessus des lois, et dce malgré toute votre bonne volonté.

Je vais continuer une série de posts, sur ces sujets qui me tiennent à coeur. Considérez cela comme un brouillon dans lequel j'essaye de mettre en forme des idées.



[1] Paranoïa ? non, La chine censure ouvertement l'accès à internet, dont une très large partie de wikipédia (essayez d'acceder à la page de Tiannenmen sur wiki depuis la chine, pour voir). Et si la Chine vous paraît trop loin. Sachez que le gouvernement dannois vient d'autoriser le filtrage de certains sites par les FAI, sur requête de compagnie privée http://light.pcinpact.com/actu/news/32328-allofmp3-filtrage-FAI.htm

[2] je viens enfin de comprendre le jeu de mot dans "Freedom is never free, these are the politics of ecstasy."

[3] non, ce n'est pas de la science fiction, c'est du fascisme http://raffa.over-blog.com/article-3743622-6.html

[4] pas de la science-fiction non plus : http://www.eucd.info/index.php?2006/07/28/337-dadvsi-le-conseil-constitutionnel-paracheve-l-edifice-repressif-du-gouvernement
ça fait un paquet de temps que j'en parle, et tout le monde s'en fout.

[5] Une entreprise est constituée d'indivudu, comment une entité peut faire des actions à l'encontre de ses constituants ? C'est oublié la forme extrêmement pyramidale de l'entreprise, où ceux qui sont en haut se considèrent au dessus des lois. Il y a en France un certain nmbre de gens au dessus des lois. J'en citerais un, pas le plus connu : Christian Vaneste, qui parce qu'il est interdit d'énoncer des propos homophobes dans la presse tels que "les homosexuels sont des êtres inférieurs", propose, de son statut de député, un amendement l'autorisant : http://www.blognews.fr/articles/?082006/Homophobie---Nouvelle-provocation-de-Christian-Vanneste--UMP-.html
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