Faut-il écouter la musique pour en être juge ?
Friday, 6.22.2007
Ce matin, en prennant ma voiture, je suis tombé complètement par hasard sur une radio que je n'écoute jamais (sans doute un coup malheureux sur l'autoradio), mais puisque l'animateur avait une voix sympathique, je me suis résigné à en écouter quelques minutes.
Le sujet était la nouvelle émission de TF1, une sorte de loft story 2, qui va bientôt sortir sur vos écrans (les votres, moi je n'en ai pas et je ne suis pas prêt d'en avoir à nouveau). En particulier, les animateurs dissertait sur le générique de cette future émission ; générique produit par un artiste made in TF1. C'est de la musique de club, très mainstream, somme toute pas très différent de ce qui passe en boîte en ce moment.
Voilà mes animateurs qui ne peuvent s'empêcher de cracher dessus à grand renfort de "c'est de la merde" ou de "TF1 devrait arrêter de produire de la musique", le tout en surimpression de la diffusion. Impossible de distinguer pleinement la musique puisqu'il y a d'une part un bruit de bavardage par dessus, et d'autre part parce que d'un point de vue psychologique, je suis persuadé que lorsque l'on répète que c'est de la merde en surimpression de l'extrait, le cerveau ne peut s'empêcher de se dire que c'est effectivement de la merde.
Le plus drôle dans l'histoire, c'est quand l'animateur annonce qu'on va se rincer les oreilles avec un truc un peu mieux et passe ensuite un titre duquel je suis incapable de faire la distinction avec le précédent !
Le style est identique, la prod aussi bonne, franchement, on m'aurait dit que les deux étaient du même artiste sur le même album, j'aurais tout gobé.
C'est à se demander si l'animateur écoute vraiment la musqiue qu'il dit apprécier, ou bien s'il ne s'agit que d'un bruit d'ambiance, pour à ce point émettre des avis complètement divergeant sur des choses aussi proche. J'ai l'impression qu'il faut absolument taper sur TF1, parce que c'est mainstream, c'est la masse, ce n'est pas glorifiant pour l'individualité qui est l'égérie de notre société (ok, ça m'ira très bien), mais d'un autre côté, il faut s'en tenir aux paroles.
La forme a définitivement remplacé le fond. Un individualisme d'apparence, pour une banalité affligeante à l'intérieur, le voilà l'homme nouveau.
Quand on parle de musique, on parle de mélodies, d'harmonies, de rythmes, de couleurs, d'expressivité, quelle importance a donc le producteur ? Une bonne mélodie est une bonne mélodie peu importe qui la produit, et qui distribue le CD.
C'est quand même d'un manque de lucidité conséquent de juger la qualité du contenu sur la séqquence de lettre qui se trouve à côté du copyright. D'ailleurs, s'il n'y avait plus de copyrights, peut-être que l'on serait obligé de s'intéresser au contenu, l'emballage n'existant plus...
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Date: 09/10/2010