Voici les livres II et III des «pensées pour moi-même» de l'empereur Marc-aurèle. Il défendait la pensée stoïque, proche parente de la pensée cynique. Ces pensées, travail raisonné sur la vie, l'univers, les Dieux, et l'attitude à adopter, ont pour usage un rappel constant de cette raison pour laquelle nous sommes en vie, ce qu'est le bon sens. Les illusions sont en effet innombrables. La concentration, difficile à maintenir. Si l'on n'a pas un principe directeur comme celui de Marc-aurèle, on s'échappe à la première passion, à la première bouffée d'émotions, aux envies, qui violent notre âme, puissante à son origine, la transformant en manequin frêle. |